Les premiers pas au pôle nord

Le 9 avril 2015 : Embarquement de l’avion « Antanov » après 3 jours d’attente
Ca y est on y est. J’en avais rêvé depuis tellement de temps. Le pôle nord. Petit déjà, quand je lisais des histoires qui parlaient de banquises, d’ours polaires, j’avais les yeux qui brillaient. Mais aujourd’hui y être en personne, c’est un rêve de gamin qui se réalise. Disons que l’aventure a commencé dès l’embarquement de l’Antonov 74. Cet avion qui date de l’époque de l’Union Soviétique est un avion vétuste où tout le monde embarque à la même enseigne : passagers, chiens de traîneaux, bagages ; certains passagers préférant même « sac’allonger » sur un bagage que s’assoir.

Nacer allongé sur son sac dans l'avion "Anotnov"

Nacer allongé sur son sac dans l’avion « Anotnov »

Jour 1 sur la banquise : début du périple au sol
Après 2h30 de vol nous voilà arrivé à la base russe de Barneo sur la banquise.
Impressionnant cette piste d’atterrissage éphémère aménagée tous les ans à coups de tracteurs parachutés par les russes début mars sur une banquise dont l’épaisseur n’atteint pas 2m. Une fois à Barneo qui se trouve à 100km à peu près du pôle nord, nous avons pris un hélicoptère qui nous a déposé un peu plus loin a 190km du pôle nord. Nous sommes pratiquement donc à 2 degrés de latitude du pôle. Vu que nous avons eu quelques jours de retard sur notre agenda, dès que l’hélicoptère nous a déposés au milieu de nulle part…du blanc à perte de vue…nous avons attachés nos traîneaux à nos sangles et nous avons commencé à les tirer derrière nous à la seule force de nos jambes et de nos skis. Les premiers pas ont été très difficiles ! Mais une fois passé ce cap, j’ai commencé à m’habituer à la tension qu’exerce le traîneau sur le bas du dos.

Premières impressions
C’est un froid glacial qui vous rentre dans les narines, entre les cils, sous les ongles …c’est une lutte permanente pour être à l’abri de ce froid mais en même temps de ne pas être en surchauffe au risque de transpirer et votre sueur se transformant en glace au bas du dos notamment.
Être si petit dans cette immensité aussi a un côté spirituel et nous fait relativiser la place de l’homme dans son univers, face à cette Nature majestueuse et inspirée par le Créateur . Quand je suis dans ces endroits majestueux et vierges, c’est là que je me sens le plus proche du bon Dieu, soubhanallah.

10 avril : Jour 2 sur la banquise : mauvaise nouvelle ce matin…
On a reculé de deux km . Les deux km qu’on avait fait hier.
En effet les courants sous la banquise font dériver la banquise et pendant la nuit c’était dans le mauvais sens, en s’éloignant du pôle. Donc tout est à refaire 🙂 on a fait pratiquement du sur place depuis hier.
On avait commencé à 186km du pôle, fait deux km hier en 1h30 puis on est de retour ce matin à 186 km.

 من بعد إنتظار دام 3 أيام ركبنا على طائرة الانتنوف 74 التي تذكرني بفترة الاتحاد السوفياتي، اليوم احقق أحد أحلامي التي طال ما راودتني منذ صغري، والتي كنت أبحر فيها عند قرأتي لكتب المستكشفين الكبار . كنا متراصين كالحقائب حين صعدنا على متن الطائرة ولكن الرحلة كانت متعة شيء ما.

بعد وصولينا إلى معسكر برنيو، بعد ساعتين في الطائرة، لمن نلبث حتى أخدنا طائرة هليكوبتر أخرى غيتها النقطة 88 من خطوط العرض على بعد 190 كم على بعد المعسكر، للتذكير المعسكر برنيو يقيمه الروس مند 10 سنوات كل سنة في بداية شهر مارس.
الإنطباع الأول : كل الأحلام التي راودتني، الدببة القطبية، الجليد … وكل تلك الأشياء، هي الحافز أمامي، المكان هنا كله جليد والبرد جد قارص، ولا يمكن أن نقوم باستعمل وقود التسخين، لان التسخين قد يأدي لتعرق، والعرق يمكن أن يتجمد،
كل شيء هنا يدعو لتأمل في عدم الخلق والخالق، ولا يمكننا أن نقول إلا سبحان الله.
الخبر الغير السار شيئاً ما : بعد ما تقدمنا ب-2 كم، وقمنا بناء مخيمنا اليوم وعند استيقظنا؛ اكتشفنا أن تلك 2 كم التي طقدمنها، قد رجعنه لاًن الجليد من تحت أقدامنا والطوق الجليدي باسره قد تخلف ب-2 كم لن المحيط الدي يوجد تحت الجليد في تحرك

 



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